CIRCUIT WWW

mardi 4 août 2015

3 AOÛT

Nous nous levons tôt pour découvrir le Grand Canyon du haut de l’hélicoptère. Il fait beau, le spectacle promet d’être époustouflant… et il l’est croyez moi ! Je ne peux m’empêcher d’avoir les larmes au yeux quand l’hélico qui rase le plateau parfaitement plat débouche d’un coup au son de l’ouverture de Tannhäuser au-dessus de cette spectaculaire faille hérissée de pitons majestueux.  On a beau avoir vu des centaines de photos, le gigantisme du paysage est impressionnant. Le contraste entre la monotonie du haut plateau forestier parfaitement plan et le désordre monumental des reliefs sculptés par le Colorado est ahurissant. On imagine ce qu’ont pu ressentir les pionniers à la vue de ce trou béant qui leur barrait la route vers l’Ouest.

Nous faisons ensuite une marche à pied à hauteur d’homme le long du Canyon, nous permettant d’apprécier différents points de vue. On ne se lasse pas de la beauté fantastique du lieu ; d’ailleurs les adjectifs me manquent !

Nous continuons notre route ensuite plein ouest à travers les réserves indiennes Navajo et Hopi. Nous traversons des kilomètres de steppe et nous avons certainement battu notre record de routes droites tracées à perte de vue.  


Arrivée à Holbrook en fin d’après-midi.





















2 AOÛT

Départ plein nord pour le Grand Canyon assez tôt pour nous permettre de faire quelques haltes. L’une d’elles concerne Montezuma Castle qui témoigne de l’ancienne civilisation amérindienne : il s’agit de vestiges de maisons troglodytes bâties à flanc de falaise au 12e siècle qui servaient de lieu de vie à ces indiens cultivateurs.

Nous continuons notre route vers Flagstaff, en faisant un détour par Sedona, la capitale du New Age après Katmandou. C ‘est Max Ernst, l’un des représentants du mouvement surréaliste et Dada qui lança la réputation mondiale de cette bourgade. Le site est absolument magnifique avec ses roches découpées dans le grés rouge orangé. Il paraît que Sedona abrite des points d’énergie électro-magnétiques terrestres appelés Vortex sur lesquels il est recommandé de s’allonger pour se recharger positivement. Nous arrivons sous un ciel d’orage qui fait claquer ses éclairs dans un ciel gris foncé. Le contraste de couleurs est saisissant.

Traversée de Flagstaff sans grand intérêt si ce n’est que nous y croisons la fameuse route 66 qui reliait  Chicago à LA.


Arrivée tardive dans le parc du Grand Canyon à 2000 m d’altitude. L’amplitude thermique après Phoenix est importante, nous avons perdu 20 ° C. Le paysage est plat avec sa forêt de pins peu dense et bien aménagée en pistes cyclables et de randonnée.











lundi 3 août 2015

1er  AOÛT

Départ pour Phoenix Le petit déjeuner est réduit au minimum, d’autant que ce qui est proposé est très très sucré (pâtisseries industrielles aromatisées à tout ce qu’on veut, pour ça y’a le choix !).
Sur la route, le paysage devient désertique et la température monte rapidement jusqu’à atteindre 108 ° F, soit un peu plus de 42° C.  Dès que nous quittons la Californie pour rentrer en Arizona, nous voyons apparaître les fameux cactus à trois branches si typiques du désert d’ici. Sur l’autoroute, nous avons tout le loisir de croiser les grosses voitures du Américan Way of Life. Les plus impressionnantes sont les imposants pick-ups qui tirent des caravanes grosses comme des bus, sans parler des trucks chromés jusqu’au pot. Cela ne manque pas d’allure mais bien sûr question consommation et pollution, c’est démentiel ! le décalage avec l’Europe est énorme.
Nous croisons quelques champs d’éoliennes, qui, comme tout ici, ne font pas dans la demi-mesure. Ce sont de gigantesques parcs grands comme des forêts.


Nous arrivons chez ma cousine allemande qui habite à Phoenix depuis 20 ans. Elle a désormais la double nationalité. Elle vit à Chandler, dans un quartier résidentiel tranquille et typiquement américain avec devant chaque maison un front yard d’herbe verte. Son accueil et son hospitalité dans sa si agréable intimité nous font chaud au cœur surtout après l’atmosphère blafarde de notre motel d’hier soir. Je t’adore liebe Cousine !













31 JUILLET


Enfin partis après un réveil très matinal, le vol vers LA se passe à merveille. Nous arrivons le même jour avec 9 heures de décalage. 

Le passage à l’émigration est un peu long, et il l’est encore plus chez le loueur de voiture, bref, nous enchainons une nuit blanche heure française mais nous décidons tout de même de faire un tour à Venice Beach, le rendez-vous des artistes et des marginaux. On y trouve une grande concentration de vélos californiens et de skates qui paradent sur la grande piste cyclable du front de mer. Nous trempons les pieds dans le Pacifique et nous rentrons rapidement à l’hôtel qui se trouve à 1 heure de route encore à la sortie sud ouest de la ville, dans la direction de Phoenix, notre destination de demain. On nous dit d’ailleurs qu’il vaut mieux ne pas faire de vieux os ici car la tombée de la nuit livre la plage aux nombreux homeless qui y campent. 

Nous trouvons quand même la force d’aller manger (oui ça toujours hein !). Nous décidons d’aller rapidement au DENNYS de l’autre côté de la route mais voilà, il n’y a pas de trottoir pour s’y rendre. On comprend tout de suite qu’ici le moindre trajet s’envisage en voiture ! Bon, on marchera sur la route, pour 300 mètres, faut pas exagérer quand même !