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jeudi 13 août 2015

12-13 AOÛT

Nous partons en fin de matinée de Las Vegas toujours vers le Nord-Ouest en direction de Death Valley.  Nous achetons un grand bac en polystyrène, 10 kg de glace et toute l’eau qui rentre encore dedans, au cas où surviendrait une panne de voiture, même japonaise  ahah !

Le paysage se fait de plus en plus désertique, les montagnes n’ont plus un brin d’herbe sur le caillou. Death Valley s’enfonce à 86 m au-dessous du niveau de la mer. C’est le plus grand parc des Etats-Unis, c’est aussi le point le plus chaud et le plus aride : aujourd’hui la température montera jusqu’à 120 ° F, soit…50 ° C ! Mais il y a du vent en plus !

Je n’avais jamais fait cette expérience sur la peau : j'ai exactement la même sensation que lorsque j'ouvre mon four à chaleur tournante, le vent est plus chaud que l’air et brûle littéralement la peau, on sèche sur place ! Après quelques centaines de mètres pour suivre tel ou tel sentier aboutissant à un point de vue, en évitant de penser à cette chaleur infernale, on n’est pas mécontent de retrouver la clim du véhicule et l’eau fraîche de la glacière.

Heureusement le paysage est grandiose, immense, on se croirait sur la lune, avec ces montagnes métalliques découpées au scalpel, ces pentes ravinées, ces dunes de sable et ces champs de sel à Badwater, point le plus bas des Etats-Unis. 


Nous nous arrêtons pour la nuit  à Furnace Creek, la bien nommée, au centre de Death Valley. Pas surprenant de constater qu’il y fait une chaleur encore insupportable la nuit tombée. Même la douche n’a pas d’eau froide, l’eau provient d’une source chaude. Le motel possède un golf ! avec de l'herbe arrosée et tondue ! La piscine n’est même pas agréable tant l’eau est chaude. Le ciel par contre est magnifique, la Voie Lactée étonnamment visible, et les étoiles filantes au rendez-vous : magique !

Nous repartons le lendemain à travers Death Valley en direction de Mammoth Lakes à l'entrrée du Yosemite Park. Sur la route nous voyons un coyote qui s'abrite à l'ombre d'un panneau de signalisation routière, dans l'espoir sans doute qu'une voiture s'arrêtera pour lui donner quelque chose à manger.








































11 AOÛT

Nous quittons l’Utah pour le sud du Nevada direction Las Vegas. Que dire de Las Vegas, ce machin dément in the middle of nowhere ?

Las Vegas est née en 1931 en pleine crise boursière, lorsque le Nevada se trouve une autre poule aux œufs d’or après la ruée vers l’or et l’abandon de ses mines : la légalisation du jeu qui va de pair avec l’attitude libérale de l’Etat en matière de mariage et de divorce.


Tout l ‘univers de Las Vegas se concentre autour du Strip, dans Las Vegas Boulevard, cette grande avenue droite comme un i autour de laquelle s’empile tous les hôtels et les casinos de la ville : ça se visite comme un trip, du genre hallucinogène, dans une débauche de néons et de paillettes, de luxe, d’excès et de démesure. 

On peut enfiler tous les superlatifs pour qualifier ce parc d’attractions pour adultes : délirant, décadent, grandiloquent, absurde, aberrant. Tout est fait pour vous en mettre plein la vue, son architecture transplantée de façade qui voit Venise succéder à Paris, à New York, à la plus grande pyramide d’Egypte, avec la plus grande densité de spectacles au m2, la clim à fond, la musique qui pulse dans toute la rue, les écrans géants, ses bordels légaux et leurs messagers pathétiques qui racolent en automatique en vous glissant des photos de filles à poil dans la main disponibles en 20 minutes. 

Partout la foule, les retraités vissés aux machines à sous, les jeunes bodybuildés imbibés de Red Bull, les danseuses de French Cancan à moitié nues qui lèvent la jambe pour une poignée de dollars, les paumés, les jeunes défoncés, les fauchés, les friqués venus s’échouer sur ce mirage de la fortune facile.

 Las Vegas réunit à elle seule toutes les contradictions et les folies américaines au milieu d’un grand espace désertique. Alors oui, il faut y aller pour voir…et fuir très vite à nouveau vers les grands espaces car un sentiment d’écoeurement vous gagne très vite.




























mercredi 12 août 2015

10 AOÛT

Nous commençons notre journée par une baignade improvisée dans le Lac Powell à Antelope Point : nous ne partirons pas d’ici avant d’avoir trempé un orteil dans cette eau cristalline à 26° C !

Bien rafraîchis, nous poursuivons notre route vers le Zion National Park au Nord-Ouest de Page. Zion est centré autour d’un canyon creusé par la Virgin River au tempérament très impétueux ; ses crues y sont violentes et dangereuses. Nous rentrons dans le Parc par ce long défilé de 13 km dans lequel il est possible de randonner uniquement le long de la rivière. On passe au moins 60 % de son temps à patauger, marcher et parfois nager dans la rivière car il n’existe aucun sentier entretenu ; le seul chemin est la rivière.  Les falaises de calcaire sont impressionnantes et leur hauteur peuvent atteindre près de 1000 m. Les formations rocheuses toujours dans les ocres et blancs ressemblent parfois à de grosses meringues, érodées en stries, comme si des géants avaient passé le râteau dessus. C’est un endroit génial pour l’escalade et plus en aval pour le camping où des sites sont bien aménagés autour de la rivière. Nous ne faisons que passer malheureusement car nous devons continuer notre road trip mais c’est vraiment un endroit qui donne envie d’y rester quelques jours.


Arrivée à Saint Georges en fin d’après-midi : la chaleur est étouffante, nous avons perdu en altitude, il fait 38° C.

Beurk !


Les pizzas sont énormes !